Conseil : Fiche conseil maux de pied et remèdes

Fiche conseil maux de pied et remèdes

1. Les maux de pieds   


* Les crevasses  

Qu’est-ce que les crevasses ?
Les crevasses sont des plaies superficielles dues à une sécheresse cutanée importante, à des traumatismes répétés à l’arrière du talon souvent liés à un mauvais chaussage (claquettes, tongs, sandales...), à une déviation importante du talon ou encore à une surcharge pondérale. Elles se présentent sous la forme de fissures plus ou moins profondes et se caractérisent par des craquelures de la peau, survenant dans les callosités du pied (« la corne »).  

Quelles sont les causes ?
Les crevasses talonnières sont le résultat de micro traumatismes répétés sur l’arrière du pied. Ceux-ci sont produits par le choc du talon contre la semelle et sont accentués en cas de port de chaussures de type claquettes (mules, sabots, tongs). Face à ces agressions récurrentes, la peau enclenche une réaction de défense : l’hyperkératinisation.
Elles sont également dues à une peau très sèche. Elles peuvent apparaître entre les orteils suite à un excès d’humidité, à une transpiration abondante ou à un séchage insuffisant après le bain.  

Quels sont les traitements ?
Sur une peau sèche, il faut réhydrater régulièrement vos pieds avec une pommade adaptée et spécifiquement recommandée pour ce type de lésions. Il est également recommandé l’utilisation du sèche-cheveux pour bien ventiler les espaces interdigitaux après la toilette et l’utilisation régulière de talc.
Il est déconseillé de trop utiliser les râpes ou pierres ponces qui vont accentuer les fissures de cet épiderme fragilisé.
Evitez de porter des chaussures trop plates (sans talon) qui favorisent la formation de crevasses.  

* Les ampoules  

Qu’est-ce qu’une ampoule ?
Les ampoules sont des lésions douloureuses remplies de liquide, causées par un frottement répété. Il s’agit de bulles de la peau.
Les endroits les plus souvent touchés sont : le talon, la plante des pieds, les orteils.
Les trois stades de l’ampoule sont: 
1. La peau qui rougit superficiellement, 
2. Une bulle de lymphe qui se forme,
3. Le derme qui est mis à nu.  

Quelles sont les causes ?
Cette brûlure est souvent due au port de chaussures neuves, raides ou mal adaptées. Elle peut également être causée par une marche exceptionnellement longue, par les plis des chaussettes contre la peau ou par une déformation des pieds.  

Quels sont les traitements ?
On peut soit la laisser telle quelle, soit la percer et y appliquer un antiseptique type mercurochrome et un pansement, soit l’enlever et y mettre un pansement mousse.
Si la cause de l’ampoule n’est pas évidente, il faut consulter un podologue car il existe des maladies de la peau qui se révèlent sous la forme de bulles.  

* Les verrues plantaires  

Qu’est ce qu’une verrue plantaire ? 
Les verrues sont de petites excroissances de la peau, rugueuses qui se forment dans l’épiderme, la couche externe de la peau. Elles peuvent atteindre jusqu’à un centimètre de diamètre, voir plus et peuvent siéger à n’importe quel endroit du pied. D’origine virale, elles sont très contagieuses et se rencontrent principalement chez les enfants et les jeunes adultes. La période d’incubation peut aller de quelques semaines à plusieurs mois.
Elles apparaissent sous forme d’une ou plusieurs petites excroissances de peau, rugueuses et bien définies. On constate des petits points noirs dans l’excroissance. Ce ne sont pas les racines de la verrue mais des petits vaisseaux sanguins appelés capillaires qui se sont formés en raison de la croissance rapide de la verrue.
Les verrues se développent au cours de pression lors de la marche, elles progressent profondément dans le derme surtout au niveau du talon et de la plante du pied. Elles peuvent être insensibles ou très douloureuses et gênantes avec la pression exercée par le poids du corps.  

Quelles sont les causes ? 
La contagion peut se faire directement (peau à peau) ou indirectement (par des objets ayant été en contact avec la peau infectée). Les sols humides des piscines, des douches publiques, des plages et des centres d’activités sportives sont particulièrement propices à la transmission de la verrue plantaire.  

Quels sont les traitements ? 
Souvent tenaces, elles nécessitent un traitement. Il existe de multiples traitements de la verrue. Ils vont du remède de grand-mère à la chirurgie. Si elles persistent, vous pouvez : 
* les soigner en homéopathie générale: demandez conseil à un spécialiste homéopathe.
* demander en pharmacie un certain nombre de verrucides : agents kératolytiques, ils ont pour but de brûler la verrue couche après couche. Ces préparations sont agressives pour la peau et nécessitent beaucoup de précautions pour ne pas attaquer les zones saines. 
* aller chez un dermatologue qui effectuera la cryothérapie (neige carbonique ou azote liquide).
* aller chez le podologue qui appliquera des produits spécifiques plus ou moins agressifs après abrasion de la couche cornée superficielle. Le but étant, soit de tuer la verrue et de l’enlever, soit de la faire sortir d’elle-même progressivement. Si la verrue est très douloureuse, le podologue pourra parallèlement au traitement, réaliser une semelle de décharge pour soulager (SAE). 

Si la verrue persiste malgré tout, il vous reste la solution chirurgicale par Laser CO2.  

* Les cors  

Qu’est ce qu’un cor
C’est un amas de peau dure et épaisse sur et entre les orteils. Il se développe sur un pied mécaniquement anormal, déséquilibré, qui appuie excessivement sur un côté. Ses localisations les plus fréquentes sont le dessus du petit orteil et le bord externe du pied, à la naissance du petit orteil. Mais il peut siéger en n’importe quel orteil.
Sous l’influence du frottement et de la pression avec la chaussure, la peau s’épaissit et se soulève. Une corne se forme et augmente de volume. La douleur apparaît assez rapidement et gêne la marche en chaussures. Il est très courant, plus fréquent chez la femme, et il nécessite une surveillance particulière chez le diabétique ou l’artéritique.  

Quelles sont les causes ? 
Les cors se forment en général à la suite d’un mauvais chaussage, d’un frottement avec la chaussure, d’une surcharge de pression, au frottement d’une déformation ou d’une déviation de l’orteil.  

Quels sont les traitements ? 
Le cor doit être traité avec soin, surtout pour les personnes âgées, si vous avez une mauvaise circulation ou encore si vous êtes diabétique. Il ne faut pas négliger un simple cor, car le risque d’infection chronique, de complication et d’amputation est réel.
L’idéal est de porter des chaussures larges et souples, adaptées à la morphologie du pied. Vous pouvez également consulter votre podologue qui, après asepsie de la zone, traitera l’hyperkératose à l’aide d’instruments stériles et appliquera, si nécessaire, un pansement visant à diminuer et supprimer la douleur et l’inflammation.
En cas de déformation des orteils, il réalisera des orthoplasties de protection et/ou de correction directement sur le pied de son patient, afin de protéger l’orteil, réduire les points de friction et ré-axer l’orteil.  

* Les durillons  

Qu’est ce qu’un durillon ? 

Le durillon plantaire est un épaississement de la peau du pied aux endroits de pression excessive (frottements). Les faces pulpaires des orteils et l’avant pied présentent souvent ces coussinets un peu épais, qui finissent par être douloureux à la marche et entraîner une boiterie. Le durillon est généralement de couleur jaunâtre et sa caractéristique est d’être mobile avec la peau.
Le durillon apparaît souvent après 40 ans, mais peut être présent chez les jeunes adolescent(e)s. la douleur est d’intensité variable suivant sa localisation et son évolution.  

Quelles sont les causes ? 
Les durillons se forment en général à la suite d’un mauvais chaussage ou d’un frottement avec la chaussure. Il est favorisé par le pied creux et le port de chaussures à talons hauts.  

Quels sont les traitements ? 
L’idéal est de porter des chaussures adaptées à la forme du pied qui ne compriment pas les pieds et qui sont fabriquées avec des matériaux souples. Il faut consulter son podologue qui pourra traiter le durillon et prescrire des orthèses plantaires qui répartiront harmonieusement les pressions afin de limiter la récidive. En l’absence de traitement, le durillon devient de plus en plus douloureux, entraînant une boiterie.  

2. Les maladies et déformations du pied  

* Le pied plat et le pied creux  

Qu’est ce que le pied plat et le pied creux ? 
Le pied plat ou valgus hypotonique est caractérisé par un affaissement plantaire à l’origine d’une augmentation de la surface d’appui de la voûte plantaire du pied sur le sol. La cambrure du pied est plus faible que la normale.
Le pied plat est fréquent chez l’enfant et peut se corriger naturellement tout au long de sa croissance. En cas d’inquiétude, il vaut mieux consulter un podologue à partir de 5 ans.
A l’inverse du pied plat, le pied creux se caractérise par une accentuation de la voûte plantaire.   

Quelles sont les causes ? 
Les causes du pied plat sont très diverses. Elles peuvent être congénitales, dues à un traumatisme comme une fracture, ou même dues à un excès de correction chirurgicale du pied creux.
Pour le pied creux, tout se passe comme si, de l’enfance à l’adolescence, les parties molles plantaires agissaient comme la corde trop courte d’un arc osseux. La croissance osseuse est plus rapide que celle de la corde plantaire. De nombreuses affections neurologiques entraînent un pied creux.  

Quels sont les traitements ? 
Le pied plat peut se résorber avec la croissance, mais un suivi podologique est nécessaire. Il peut provoquer d’autres gênes telles que des durillons, des problèmes de genoux, de dos... Alors le podologue conseillera le port d’une orthèse plantaire. Pour des pieds irréductibles, il faudra se diriger vers le port de chaussures adaptées tout en bénéficiant d’un suivi podologique.
En général, chez l’enfant, il est conseillé de consulter un podologue pour le soigner afin d’éviter toute gêne à l’adolescence au niveau de la plante du pied et du dos des orteils.
Le pied creux ne se corrige pas avec la croissance. Il est souvent bien toléré. En fonction de divers critères, le podologue peut prescrire des semelles, des exercices ou même des chaussures orthopédiques.  

* L’hallux valgus (oignon)  

Qu’est-ce que l’hallux valgus ? 

Le terme médical n’est pas facile à retenir, mais tout le monde connaît le gros «oignon». Le gros orteil dévie vers l’intérieur et sa base devient proéminente, facilement agressée par la chaussure. Dans un tiers des cas, cette déformation est héréditaire et touche principalement les femmes. Cette affection concerne 5 à 10% de la population.  

Quelles sont les causes ? 
On a longtemps pensé que les talons hauts étaient la principale explication de cette maladie. En fait, d’autres facteurs entrent en jeu comme la forme du pied. On distingue trois formes différentes : les pieds grecs, lorsque le deuxième orteil est le plus long ; les pieds égyptiens, lorsque le gros orteil est le plus long, et les pieds carrés. Un pied égyptien, un avant-pied large et un pied plat favorisent l’apparition de la déformation.
D’autre part, dans un cas sur trois, il existe une prédisposition à l’hallux valgus : il est transmis de façon héréditaire. D’autres facteurs jouent aussi un rôle : l’âge, et notamment la ménopause, car les tissus se relâchent et favorisent l’élargissement du pied, et l’excès de poids.  

Quels sont les traitements ? 
Les conseils de chaussage deviennent primordiaux dans le cas d’hallux valgus. Le choix des chaussures est essentiel pour ne pas aggraver la situation. Le port de chaussures, dont la largeur est adaptée à la forme du pied, est important pour éviter les frottements. Evitez les bouts pointus. Il est impératif de respecter l’anatomie du pied lors de l’acte d’achat de ses chaussures.
Le port de bonnes chaussures n’exclut pas la consultation d’un podologue qui préconisera un traitement adapté. Il enlèvera l’excès de corne, les cors et les durillons. Il peut réaliser des semelles pour améliorer les points d’appui, ou des orthèses en silicone (orthoplasties) qui corrigent la posture du pied et des orteils.
Une opération chirurgicale peut traiter définitivement la déviation en hallux valgus, lorsqu’elle devient trop gênante en entraînant une douleur permanente et le chaussage difficile. Il est important de demander l’avis de son podologue.  

* Les orteils en griffe ou en marteau  

Qu’est-ce que les orteils en griffe ? 

L’orteil en griffe est une contracture ou une flexion d’une ou deux articulations du deuxième, troisième, quatrième ou cinquième (assez rare) orteil. Cette flexion anormale peut créer une pression sur le pied lors du port de chaussures, causant des difficultés de chaussage.
Les symptômes des orteils en griffe sont : 
· Une douleur et/ou une irritation de l’orteil touché lors du port de chaussures. 
· L’apparition de cors (accumulation de peau) sur le dessus, sur le côté, à l’extrémité de l’orteil, ou entre deux orteils qui apparaissent suite au frottement constant contre la chaussure. 
· L’apparition de callosités (un autre type d’accumulation de peau) sous l’orteil ou sous le pied.  

Quelles sont les causes? 
La cause la plus fréquente des orteils en griffe est un déséquilibre musculaire et/ou tendineux. Les orteils en griffe sont souvent aggravés par le port de chaussures non adaptées à la forme du pied, par exemple des chaussures qui écrasent les orteils au bout de la chaussure ou des talons trop hauts.
Une personne, qui a le pied grec, a le deuxième orteil plus long que les autres. L’orteil fait butoir et se fléchit puis avec le temps s’enraidit dans la position.
Une personne, qui a le pied creux, a le coup de pied très cambré et la voûte plantaire très développée. L’appui du pied est donc réparti sur peu d’espace et les orteils se recroquevillent en griffes.
Dans certains cas, des chaussures mal adaptées peuvent même être la cause de la contracture. Par exemple, un orteil en griffe peut se développer si l’orteil est trop long et reste fléchi dans une chaussure trop étroite et usée.
L’orteil en griffe peut également être héréditaire ou causé par un traumatisme, comme un orteil qui a subi une fracture.  

Quels sont les traitements ? 
Les orteils en griffe sont généralement des déformations légères mais qui s’aggravent progressivement au fil du temps. En raison de leur nature évolutive, il est conseillé de consulter rapidement.
Un certain nombre de mesures non chirurgicales peuvent être entreprises : l’ablation des cors et des durillons, le changement de chaussures inadaptées, les orthoplasties de protection et correction, les semelles orthopédiques...
Si l’orteil en griffe est devenu rigide, la chirurgie peut s’avérer nécessaire pour soulager définitivement la douleur et l’inconfort causés par la déformation.  

* Les mycoses  

Qu’est-ce qu’une mycose ? 

C’est une affection provoquée par des champignons parasites que l’on appelle les dermatophytes. Les mycoses se manifestent sur les pieds habituellement entre les orteils ou sous les ongles (l’onychomycose).
Les mycoses se développent sur les couches supérieures de la peau et dans un environnement souvent humide et chaud.
Les personnes diabétiques ou celles présentant des problèmes de circulation, ou celles prenant des médicaments à base de cortisone et les sportifs (souvent suite à une transpiration importante) sont les personnes en général les plus sensibles pour développer des mycoses.  

Quelles sont les causes? 
Les mycoses du pied sont généralement provoquées par un champignon appelé le dermatophyte. Celui-ci contamine la peau et se développe lors de la marche pieds nus dans des milieux chauds et humides comme les piscines, vestiaires, saunas, salles de sport. Le champignon y reste entre les orteils puis se multiplie et se propage à la peau et aux ongles

Des démangeaisons rouges apparaissent au début puis par la suite la peau devient plus grisâtre voire blanche et se met à peler.
Une sensation de picotement et de grattement lié à une douleur importante est souvent accompagnée lors de mycoses du pied aboutissant en général à des fissures.  

Quels sont les traitements ? 
Tout traitement mycosique doit être le plus précoce possible. L’onychomycose ne part jamais toute seule. Faute d’un bon traitement, l’affection peut s’aggraver.
Il existe différentes formes de médicaments pour soigner les mycoses de pieds comme des gels, des crèmes, des comprimés (sous prescription médicale) ou la poudre pour les personnes qui transpirent. 

Pour une onychomycose, le traitement est d’une durée en moyenne de neuf mois en fonction de l’atteinte. Il est important pendant le traitement de désépaissir l’ongle afin d’augmenter la pénétration des crèmes ou vernis antimycosiques. 
Pour les mycoses de la peau, il est d’une durée de quatre à cinq semaines pour éviter les récidives.
En face d’une mycose sévère, il est nécessaire d’avoir un traitement local et oral sur avis médical.  

* L’épine calcanéenne  

Qu’est ce qu’une épine calcanéenne

Une épine calcanéenne est une sorte de bourgeonnement osseux pointu qui est situé sur la face intérieure du calcanéum, l’os du talon. Cette épine se développant vers le bas va donc meurtrir la chair du talon. On l’appelle également l’épine de Lenoir ou exostose calcanéenne.  

Quelles sont les causes? 
La cause est une ossification anormale sur l’extérieur de l’os et à proximité d’une articulation. 
La douleur survient à la marche. Au début insignifiante, elle croît dans le temps au fur et à mesure que l’épine se développe. C’est une douleur vive, rendant la marche difficile et obligeant parfois la personne à ne pas poser par terre le talon atteint. Cela peut entraîner une marche handicapée avec des positions de compensation pour éviter la douleur, ce qui peut avoir un retentissement sur le genou et la hanche.  

Quels sont les traitements ? 
Les traitements anti-inflammatoires permettent de diminuer les poussées douloureuses, mais cela n’a d’effet que pendant peu de temps.
On peut utiliser des infiltrations de corticoïdes associés à un anesthésiant comme la xilocaïne. Cette infiltration est effectuée au travers du talon après un repérage radiologique précis.
Le port d’orthèses plantaires réalisées sur mesure offre d’excellents résultats.
Dans les cas rebelles, on utilise la radiothérapie.
L’intervention chirurgicale est exceptionnelle et réservée à de rares cas.  

* Le névrome de Morton  

Qu’est ce que la maladie de Morton ? 

Il s’agit de la compression d’un nerf entre le troisième et le quatrième orteil. Il se développe alors au fil du temps un névrome, sorte de renflement du nerf à ce niveau.   

Quelles sont les causes ? 
Cette compression naît d’un affaissement de la voûte transversale, d’une pronation accrue (déviation du pied vers l’intérieur) ou de chaussures trop étroites. La douleur peut être provoquée en comprimant l’un contre l’autre les deux orteils, entraînant une douleur associée à une décharge électrique.  

Quels sont les traitements ? 
Un traitement médical est suffisant dans la grande majorité des cas. Il est recommandé de diminuer la marche et la station debout en cas de crise. Il faut avant tout privilégier le port de chaussures avec des talons pas trop hauts et des avants-pied larges. Des massages et assouplissements de l’avant-pied peuvent être bénéfiques. Le podologue peut prescrire des semelles afin d’écarter les têtes des métatarsiens avec des infiltrations de corticoïdes.
En cas d’échec, une solution chirurgicale peut être envisagée.  

* Le pied diabétique 
Les problèmes de « pied diabétique » sont en général mal connus des patients. Ils représentent pourtant un problème de santé majeur.
Quelques chiffres : 3 à 10% des patients diabétiques souffriront d’un problème de pieds, 1/15 sera amputé et plus de la moitié de ces amputations auraient pu être évitées par un traitement précoce et adéquat.
Les lésions des pieds chez le patient diabétique sont fréquentes. Le diabète entraîne une atteinte des artères et des nerfs qui fragilise les pieds (neuropathie et artériopathie). Le problème du diabétique est son manque de sensibilité qui peut l’empêcher de prendre conscience des maux dont il souffre et qui entraîne des plaies qui se compliquent gravement. 
Il est donc primordial pour le patient diabétique d’éviter ou de constater les traumatismes même les plus minimes, comme ceux provoqués par des chaussures. Le dépistage annuel du patient permet d’identifier un risque d’ulcération du pied et d’évaluer l’importance de ce risque. En effet, un patient sur cinq présentant un ulcère devra être amputé.
Le patient peut alors être associé à une catégorie de risque par une classification internationale et on peut prendre des mesures de prévention adaptées.
Dorénavant, l’assurance maladie prend en charge les séances de soins de prévention des lésions des pieds à risque des grades 2 et 3 chez le patient diabétique. 
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